Rapport qui remet en question l'idée établie selon laquelle le problème logistique argentin s'explique par la dépendance au camion. Près de 88 % du transport intérieur de marchandises mesuré en tonnes-kilomètres passe par la route, mais la comparaison internationale montre que cette concentration, à elle seule, ne prédit pas la performance : la Nouvelle-Zélande dépend davantage du camion que l'Argentine et se classe quarante-sept places devant elle dans l'indice de la Banque mondiale. Ce qui structure le système, c'est la distance —le rail ne devient compétitif qu'à partir de 200 à 400 kilomètres— ainsi que les conditions d'exploitation du camion : infrastructure, intermodalité, âge du parc, coût des intrants, délais portuaires et douaniers, numérisation et stabilité réglementaire. Les orientations proposées visent la complémentarité entre les modes plutôt que des objectifs de répartition modale.
Rapport
